Grippe aviaire : Foire aux questions (FAQ)
Questions sur le virus de la grippe aviaire
Questions sur la grippe aviaire chez les animaux
Transmission de la grippe aviaire à l’homme
Pour encore plus de questions, surfez sur www.afsca.be
Qu’est ce que la grippe aviaire ?
L’Influenza aviaire (IA) ou grippe aviaire est une maladie virale animale très contagieuse à laquelle la plupart des espèces d’oiseaux sont sensibles. La maladie a déjà été constatée auprès de différentes espèces de volailles (canards, oies, poulets, dindes, faisans, numididés, cailles et perdrix). Certaines de ces espèces, comme les dindes, présentent des symptômes clairs. Pour d’autres (canards et autres oiseaux aquatiques), on peut à peine reconnaître une contamination . La nature des symptômes et l’évolution de la maladie dépendent de la pathogénicité des souches du virus, de l’âge de l’animal atteint, de l’environnement et des autres infections éventuelles. Les signes typiques de maladie sont :
- des problèmes respiratoires, sinusites, yeux qui coulent, tête gonflée avec la crête et le fanon gros et bleus,
- une diminution de la ponte,
- somnolence et perte d’appétit,
- mort
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Toutes les grippes aviaires sont-elles identiques?
Non. Tous les virus de la grippe aviaire appartiennent à la même grande famille des virus de l’influenza A. Les virus de la grippe de l’homme, du porc et du cheval par exemple, appartiennent à cette même famille. Les virus de l’influenza A sont répartis, sur base de leur structure, en type H et type N. Il existe 16 variantes du type H, 9 du type N. Chacune des variantes principales peut à son tour être subdivisée en différentes souches.
Chez l’homme, le porc et le cheval, seul un nombre limité de combinaisons de H et N est possible. C'est différent pour les oiseaux. Il existe pour eux des centaines de virus différents de la grippe aviaire ; chacun des 16 types H pouvant être combiné avec chacun des 9 types N. La souche ayant occasionné des foyers en Belgique et aux Pays-Bas en 2003 était la souche H7N7. Celle qui nous préoccupe le plus actuellement est la souche H5N1.
Les virus de la grippe aviaire ne constituent pas tous un problème pour les oiseaux. Il existe des souches hautement pathogènes et des souches faiblement pathogènes. Les virus faiblement pathogènes n’engendrent pas ou peu de signe de maladie. Ils sont généralement découverts par hasard lors d’analyses en laboratoires d’échantillons d’oiseaux. Les virus hautement pathogènes, eux, peuvent donner lieu à des signes de maladie très graves. Ils sont très contagieux et occasionnent des foyers de grippe aviaire typiques avec une mortalité massive. Il est important de savoir que les virus de la grippe aviaire faiblement pathogènes peuvent appartenir à chacun des 16 types H, mais que les virus hautement pathogènes ne peuvent appartenir qu’au type H5 ou H7 (connaissance à ce jour).
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Qu’entend-on par volailles ?
Dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la grippe aviaire, il faut se référer à la définition
de l’arrêté ministériel du 3 avril 2006 portant sur les mesures temporaires de lutte contre l’influenza aviaire. On entend donc par volailles : les poules, dindes, pintades, canards, oies, cailles, pigeons,
oiseaux coureurs (ratites), faisans, perdrix ou cygnes ou autres oiseaux d’eau détenus en captivité
en vue de leur reproduction, de la production de viande ou d'oeufs de consommation, ou de la
fourniture de gibier de repeuplement, ou dans un but d’agrément ou d’ornement.
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Comment le virus de la grippe aviaire se propage-t-il?
La grippe aviaire est avant tout une maladie animale, qui touche surtout les volailles.
Les animaux contaminés portent le virus de la grippe aviaire dans leur salive, leurs sécrétions nasales, et dans leurs déjections. Les oiseaux peuvent, par conséquent, être contaminés s'ils entrent en contact avec des déjections contaminées, des surfaces contaminées (de la saleté, les caisses), ou avec du matériel contaminé (l’eau, la nourriture).
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Peut-on éviter que la grippe aviaire ne parvienne jusqu'à nous?
Il est impossible de contrôler la propagation de la grippe aviaire, étant donné que le virus H5N1 est véhiculé par les oiseaux migrateurs. Cela ne signifie naturellement pas que la maladie va immédiatement se propager aux oiseaux domestiques. Des mesures comme le confinement et l’interdiction de nourrir et d’abreuver les volailles et oiseaux à l’extérieur peuvent aider à éviter la transmission du virus des oiseaux vivant dans la nature aux oiseaux domestiques.
L’Agence alimentaire organise, en collaboration avec les 3 Régions, un monitoring des oiseaux vivant dans la nature. Il a pour but de détecter aussi vite que possible une éventuelle introduction du virus H5N1 parmi nos populations d’oiseaux vivant dans la nature.
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Quelles sont les mesures en ce moment en vigueur sur le territoire belge pour contrer la propagation du virus de la grippe aviaire ?
L’Agence alimentaire a essayé depuis le commencement de l’épizootie en 2003 d’établir une gradation des mesures en fonction des développements sur le terrain. Les avis et directives de la Commission européenne ont toujours été suivis.
Les mesures suivantes sont actuellement d'application à l’ensemble du territoire belge :
Protection (confinement) des volailles:
a) Pour les professionnels
- Le confinement ne reste obligatoire que dans les zones naturelles sensibles.
- Sur l'ensemble du territoire belge, le nourrissage et l'abreuvement des volailles doivent se faire obligatoirement à l'intérieur ou dans un lieu confiné.
b) Pour les particuliers
Dans les zones naturelles sensibles:
- Le nourrissage et l'abreuvement des volailles et des oiseaux doit se faire obligatoirement à l'intérieur ou dans un lieu confiné.
- Les canards et les oies détenus en captivité doivent être séparés des autres volailles.
Partout en Belgique :
- Il faut être capable de confiner dans les 24 heures toutes les volailles dès que l'Agence alimentaire fédérale impose cette mesure.
Le confinement est et reste une bonne mesure pour éviter le contact avec les oiseaux sauvages. C'est pourquoi l'Agence alimentaire fédérale conseille ces mesures pour tous les oiseaux et volailles détenus en captivité dans tout le pays. Un confinement obligatoire total n'est actuellement pas imposé.
Exposition et concours :
La participation de volailles détenues à titre professionnel à des expositions et à des concours reste interdite dans tout le pays.
Les volailles et les autres oiseaux de particuliers sont autorisés à prendre part à de telles manifestations, mais seulement aux conditions suivantes :
- Chaque rassemblement doit être placé sous la surveillance officielle d'un vétérinaire agréé
désigné par le bourgmestre de la commune dans laquelle le rassemblement
s’effectue.
- L'organisateur du rassemblement doit tenir une liste mentionnant le nom et l'adresse des
participants au rassemblement; cette liste doit être mise à la disposition de l’AFSCA pendant au moins 2 mois.
Marchés de volailles et autres oiseaux :
Les conditions suivantes s'appliquent à la vente d'oiseaux et de volailles sur les marchés publics:
- Les marchands agréés et les particuliers peuvent présenter des volailles ou des oiseaux
- Pour les particuliers, il ne peut s'agir que de ventes occasionnelles et d'animaux de leur propre production
- Si plusieurs marchands se trouvent en même temps sur le marché, ils doivent être éloignés le plus possible les uns des autres. Il convient donc, si nécessaire, de limiter le nombre de marchands
- Tous les animaux présentés sur le marché sont d'origine garantie, à savoir pour les professionnels: toute volaille ou oiseau doit provenir d'une exploitation avicole enregistrée, où elle doit y avoir été confinée pendant les 10 jours qui précèdent le marché. Pour les particuliers: toute volaille ou oiseau doit avoir été confiné pendant les 10 jours qui précèdent le marché.
Vaccination :
L’UE a donné la possibilité à la Belgique, pour les jardins zoologiques et autres parcs ornithologiques, de procéder à la vaccination à des conditions très strictes.
Mesures pour les professionnels:
Pour accéder aux mesures spécifiques prévues pour les professionnels, surfez sur le site de l'AFSCA.
Selon les développements, il n’est pas impossible que les mesures soient à nouveau adaptées. D’éventuelles nouvelles mesures seront communiquées par le comité de coordination interministériel Influenza.
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Qu'entend-on par nourrir et abreuver à l’intérieur, obligation de protection et par obligation de confinement ?
Nourrir et abreuver à l'intérieur:
Nourrir et abreuver les volailles à l’intérieur permet d’éviter que des déjections de la faune sauvage potentiellement contaminée ne se mélangent aux aliments des animaux. La consommation d’aliments contaminés pourrait en effet occasionner la contamination de l’animal par le virus de la grippe aviaire. Si vous habitez dans une zone sensible et qu’il vous est impossible de nourrir et d'abreuver vos volailles à l'intérieur, faites en sorte que l'endroit où se trouvent la nourriture et l'abreuvement soit entièrement couvert.
Confinement:
Le confinement reste d’application pour les professionnels qui se trouvent dans une zone naturelle sensible. Cela signifie que les volailles doivent être protégées des oiseaux sauvages vivants (de la taille d'un canard) par des filets ou des grillages. De cette manière, le contact entre la volaille et la faune sauvage éventuellement contaminée peut être évité. Ce contact pourrait en effet engendrer une contamination par le virus de la grippe aviaire. La taille maximale des filets et grillages est d'un diamètre d'environ 10 cm. Ainsi, des oiseaux de la taille d'un canard ne pourront pas passer à travers les mailles.
Le confinement est obligatoire pour :
-
les professionnels dans les zones sensibles.
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La vente d'oiseaux et volailles sur les marchés reste-elle autorisée ?
Oui. La vente d’oiseaux et de volailles sur les marchés publics est autorisée tant que la grippe aviaire n'est pas identifiée en Belgique et à condition que le marché se trouve sous la surveillance d’un vétérinaire désigné par le bourgmestre, que l’organisateur du marché tienne une liste des présences des commerçants ou des personnes qui y vendent leurs marchandises.
Si plusieurs marchands se trouvent en même temps sur le marché, ils doivent être éloignés le plus possible les uns des autres. Il convient donc, si nécessaire, de limiter le nombre de marchands.
Pour les particuliers, il ne peut s'agir que de ventes occasionnelles de ses propres "surplus". En d'autres termes, le vendeur ne peut élever ni volailles ni oiseaux, ni en acheter en vue de les revendre.
Tous les animaux présentés sur le marché doivent être d'origine garantie. Ainsi pour les professionnels: toute volaille ou oiseau doit provenir d'une exploitation avicole enregistrée, où elle doit avoir été confinée dans les 10 jours précédant le marché. Pour les particuliers: toute volaille ou oiseau doit avoir été confiné dans les 10 jours précédant le marché. De plus, il faut tenir compte de la législation en vigueur concernant le commerce ambulant et la vente sur les marchés.
Attention ! De surcroît, la vente de volailles sur les marchés est soumise aux obligations supplémentaires reprises ci-dessous:
il faut que le vendeur dispose d’une autorisation sanitaire délivrée par l’AFSCA
il s’agit seulement d’animaux qui ont été vaccinés contre la maladie de Newcastle par un vétérinaire
le vétérinaire a délivré un certificat de vaccination à cet effet
le vendeur doit disposer d’une autorisation sanitaire et conserver un registre de toutes les ventes, comme prévu dans l’AM du 4 avril 1992 portant des mesures temporaires de lutte contre la pseudo-peste aviaire.
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Quelles sont les conséquences d’un foyer de grippe aviaire parmi des volailles?
Les foyers de grippe aviaire hautement pathogène peuvent entraîner d’importants dégâts économiques pour les exploitations avicoles.
L’importance des dégâts est d’autant plus grande si le foyer s’est propagé à l'échelle de tout un pays ou sur l’ensemble d’une région. Endiguer la propagation peut être très difficile et prendre un certain temps. La communauté internationale et les gouvernements prennent généralement des mesures strictes dès qu'un foyer est découvert.
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Quelles sont les conséquences d’un foyer de grippe aviaire parmi des volailles en Belgique?
Un cas ou un foyer de grippe aviaire dans une exploitation avicole, chez une personne privée ou parmi les oiseaux sauvages, constitue un phénomène inquiétant, et même menaçant s’il s’agit du virus mortel H5N1. Dans un premier temps, il s’agira de suivre de très près la santé des seules personnes ayant eu ou ayant toujours un contact intensif avec les oiseaux malades ou morts.
Apparition de la maladie chez les oiseaux sauvages
Lorsque l'on constate des cas de grippe aviaire chez les oiseaux sauvages, une zone de protection et de surveillance (3 km et 10 km) doit être fixée autour de l’endroit de la découverte. Dans ce territoire, le monitoring des oiseaux sauvages doit être intensifié pour évaluer dans quelle mesure la maladie se disperse. Des mesures de protection doivent être prises pour éviter la propagation du virus aux exploitations des professionnels et des amateurs.
Apparition de la maladie chez un aviculteur professionnel
Si la maladie se déclare dans une exploitation, on isole cette dernière. Des médecins suivront de près les personnes qui vivent ou travaillent dans l’exploitation, mais aussi quiconque est entré ou entre en contact avec des volailles potentiellement infectées. Concrètement, cela signifie que la santé de ces personnes fera l’objet d’un suivi clinique et qu’elles recevront, si nécessaire, à titre préventif des médicaments antiviraux. Les aviculteurs professionnels et privés établis à proximité immédiate du foyer (zone de 1 km ou zone de 3km) chez qui un assainissement préventif est effectué, reçoivent éventuellement également une médication préventive.
Apparition de la maladie chez un aviculteur amateur
Si la maladie se déclare chez un particulier, l’aviculteur et sa famille seront eux aussi suivis de près par leur médecin traitant et il leur sera administré, si nécessaire, des médicaments antiviraux à titre préventif. Ici aussi, tous les aviculteurs, tant professionnels que privés, établis à proximité immédiate du foyer (zone de 1 km ou de 3 km) et chez qui un assainissement préventif est réalisé, recevront éventuellement une médication préventive.
Il n’y a donc pas de raison de s’approvisionner en médicaments antiviraux à tort et à travers. Au contraire, les autorités demandent à la population de réserver les médicaments disponibles pour les groupes de population qui sont considérés comme fragiles, et qui ont donc besoin de ces produits. L’apparition d’un ou de plusieurs foyers en Belgique ne signifierait pas non plus que nous soyons confrontés à une pandémie ou une épidémie mondiale d’un virus constituant une menace pour l’homme. Pour cela, il faudrait d’abord que le virus de la grippe aviaire se transforme en un virus qui puisse être aisément transmissible d’homme à homme. Jusqu’à présent, il n’y a pas de signes indiquant que cela se soit produit ici ou ailleurs.
Certes, il est vrai que toute nouvelle contamination humaine par le virus de la grippe aviaire donne au virus l’opportunité de s’adapter de sorte qu’il puisse devenir transmissible à l’homme. C’est pourquoi toutes les instances officielles compétentes tentent de lutter le plus efficacement possible contre le virus de la grippe aviaire parmi les animaux. Moins il y aura d’animaux contaminés, plus faible sera le risque qu’un humain soit contaminé et que le virus puisse s’adapter au point de provoquer une pandémie.
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Les foyers de grippe aviaire sont-ils fréquents chez les volailles ?
Depuis le milieu des années 90, de grandes épidémies de grippe aviaire ont sévi parmi les volailles. Tout d’abord au Mexique, ensuite en Europe (Italie, Pays-Bas et Belgique), en Asie du sud-est et en Afrique. Les sous-types étaient H5, H7 et de nouveau H5.
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Mon oiseau de volière ou de compagnie peut-il attraper la grippe aviaire ?
Oui, les oiseaux autres que les volailles sont également susceptibles d’attraper la maladie.
L’importation des oiseaux de volière ou de compagnie :
Les oiseaux importés sont d’abord observés durant un mois et subissent des tests dans un centre de quarantaine agréé, afin d’éviter d’introduire le virus dans le pays. Ces centres sont placés sous le contrôle de l’AFSCA. Toutes les importations d’oiseaux de volière en provenance des pays touchés sont provisoirement interdites.
Mesures en vigueur:
Dans le but de limiter au maximum les contacts entre les volailles et les oiseaux sauvages, les mesures suivantes sont d'application pour les particuliers:
- dans les zones sensibles, il est interdit de nourrir et d'abreuver les volailles et les autres oiseaux domestiques à l'extérieur, sauf si cela se fait en dessous de filets ou de treillis (cette mesure est aussi conseillée en dehors des zones sensibles)
- dans les zones sensibles, les canards et les oies détenus en captivité doivent être séparés des autres volailles
- dans les zones sensibles, les professionnels sont obligés de confiner leurs volailles et oiseaux
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Peut-on vacciner les volailles contre le virus H5N1 ?
Non. La grippe aviaire est une maladie à déclaration obligatoire contre laquelle on ne peut en principe pas vacciner. Actuellement, la vaccination n’est pas encore utilisée comme moyen préventif car les animaux vaccinés qui seraient ensuite contaminés présenteraient moins, voire pas du tout, de signes de maladie mais excréteraient toujours les virus pouvant à leur tour constituer une nouvelle menace pour l’homme et l’animal.
Une exception peut être faite, moyennant desconditions très strictes, pour les jardins et les parcs zoologiques agréés.
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La grippe aviaire est-elle contagieuse pour mon chien ou mon chat?
Il n'y a pour le moment aucune raison de craindre que votre chien ou votre chat soit contaminé par la grippe aviaire. Tout d'abord parce qu'il n'y a pas de grippe aviaire en Belgique. Ensuite parce qu'il semblerait que seuls les félins (donc pas les chiens) puissent être contaminés par le virus H5N1, après des contacts très étroits et répétés avec des oiseaux contaminés.
En Asie
C'est ainsi qu'une quarantaine de tigres sont morts de la grippe aviaire 2004, dans un zoo en Thailande. Ces tigres avaient été nourris de carcasses de volailles crues. Ils auraient respiré le virus en grande quantité en reniflant les carcasses avant de les manger. Jusqu'à présent, aucune contamination entre les tigres n'a été démontrée. Le virus n'a pas non plus atteint les vétérinaires et le personnel soignant, qui sont entrés en contact étroit avec les tigres.
Tests en laboratoire
Des tests en laboratoire à Rotterdam ont démontré que les félins pouvaient contracter la maladie après une exposition intense au virus H5N1 (en mangeant de la volaille crue contaminée, après administration directe du virus par les voies respiratoires). Dans des conditions extrêmes et suite à une pression infectieuse extrêmement élevée, le laboratoire a également pu démontrer que des chats pouvaient transmettre la maladie à d'autres chats.
Contamination du chat/ chien à l'homme
Jusqu'à présent, rien n'indique qu'une contamination du chat à l'homme ait eu lieu. Le virus de la grippe aviaire est et reste un virus qui touche avant tout les grands oiseaux, comme par exemple les oiseaux aquatiques. Les hommes et les mammifères (chats, chiens) ne sont que très rarement contaminés par ce virus. Cela n'est d'ailleurs possible qu'à condition qu'ils aient eu des contacts très étroits et répétés avec des oiseaux fortement contaminés. Il n'y a pour l'heure aucune indication que les chiens puissent attraper le virus H5N1.
Chats contaminés en Europe
En Allemagne et en Autriche, plusieurs chats ont été contaminés par le virus H5N1. Dans chacun des cas, les chats ont clairement été contaminés après un contact très étroit et répété avec des oiseaux contaminés.
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Puis-je nourrir les oiseaux sauvages dans la nature?
La réglementation:
Depuis le 1er mai 2007 la réglementation stipule que les professionnels doivent nourrir et abreuver leurs oiseaux à l'intérieur de manière à éviter tout contact avec les oiseaux sauvages. Nourrir des oiseaux dans leur milieu naturel n'est pas interdit, pour autant que ces oiseaux n'entrent pas en contact avec vos propres oiseaux.
Si la menace de grippe aviaire croît à nouveau:
Il est conseillé de ne pas nourrir (par exemple en donnant des restes de pain) les canards et les oies qui vivent en liberté dans les parcs, surtout dans les zones naturelles sensibles. Cela pourrait en effet attirer d'autres oiseaux et augmenter ainsi le risque de contamination des oiseaux des parcs.
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Puis-je nourrir les oiseaux sauvages dans mon jardin?
Si vous n'avez pas de volailles:
Si vous ou vos voisins n'avez pas de volailles, alors vous pouvez nourrir les petits oiseaux. Cependant, veillez à ce que de plus grands oiseaux (comme par exemple les canards et les oies) ne puissent pas être attirés par la nourriture que vous donnez. Faites cela en ne mettant pas la nourriture à la vue des plus grands oiseaux. Comme les petits oiseaux volent plus bas, ils trouveront la nourriture, même si elle est un peu cachée.
Si vous avez des volailles:
Si vous avez des volailles et que vous habitez dans l’une des zones naturelles sensibles, alors nous vous déconseillons de nourrir les oiseaux sauvages qui passent dans votre jardin! Ces oiseaux pourraient en effet contaminer vos volailles.
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Que faire si je trouve des oiseaux abandonnés par leurs propriétaires?
Abandonner un animal est un acte irresponsable. Toute personne se rendant coupable d'abandon peut être sanctionnée par la police. Ce problème relève de l'autorité communale. Si vous trouvez un animal abandonné, contactez votre commune.
Nous vous déconseillons fortement de nourrir ou d'abreuver ces animaux trouvés.
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La grippe aviaire est-elle contagieuse pour l’homme ?
En fonction du type de virus, la grippe aviaire peut être transmis à l’homme. Parmi la centaine de variantes possibles du virus de la grippe aviaire, un nombre limité peut contaminer l’homme.
Le type de virus (H7N7) qui a sévi en 2003 aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne a provoqué une inflammation des muqueuses autour de l’œil chez plusieurs personnes ayant été en contact intensif avec les volailles contaminées. De plus, aux Pays-Bas, un vétérinaire contaminé par le virus de la grippe aviaire est décédé.
Le virus de la grippe aviaire dont il est actuellement question est le virus influenza A/H5N1.
Sur une période de 4 ans, un certain nombre de personnes ont été contaminées par le virus de la grippe aviaire, dont la moitié sont décédées. En règle générale, ces personnes vivaient en contact étroit avec les animaux contaminés et dans de mauvaises conditions d’hygiène. Le risque qu’une telle contamination survienne dans nos conditions actuelles est minime.
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Les foyers actuels de grippe aviaire parmi les volailles sont-ils tous aussi dangereux pour l’homme ?
Non. Ce sont surtout les foyers occasionnés par le virus d’influenza aviaire de type A – H5N1 qui sont en ce moment dangereux pour l’homme. Afin de pouvoir évaluer le danger pour la santé publique, il importe donc de connaître le type exact de grippe aviaire. Il demeure toutefois important de maîtriser le plus vite possible tous les foyers de grippe aviaire chez les oiseaux. Il est en effet possible qu’une forme moins dangereuse mute, après quelques mois, en une forme dangereuse.
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Comment ce virus de la grippe aviaire peut-il se transmettre à l’homme?
Le virus de la grippe aviaire H5N1 a contaminé des personnes par les voies respiratoires suite à un contact intensif avec des volailles contaminées. Cela peut par exemple arriver parce que les poulets malades diffusent une forte quantité de virus dans l’air ou par l’assainissement imprudent d’animaux malades et morts. Cette contamination du poulet à l’homme est très rare.
Aucune contamination durable d'homme à homme n'a jusqu'à présent été constatée.
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Est-ce que toucher un oiseau mort est dangereux?
Dans le cadre de la récolte, il y a très peu de risques de contamination humaine lors de la manipulation d’un oiseau mort. Il ne s’agit ni d’un échantillonnage, ni d’une autopsie. Le virus est très peu distribué à l’extérieur du cadavre et peu résistant aux conditions environnementales.
Des précautions hygiéniques classiques seront d’application: port de gants en latex, lavage et désinfection des mains en fin de manipulations. Il est recommandé de changer de vêtements avant toute autre activité (une blouse de travail ou une salopette jetable est à cet effet idéale). Il est recommandé de porter un masque simple et éventuellement des lunettes pour protéger les yeux. Ces précautions ne sont pas nécessaires si les cadavres ne sont pas manipulés brusquement.
Des sacs plastiques étanches suffisent pour y mettre et transporter les cadavres.
La personne qui fait la collecte ne peut en aucun cas avoir de contact avec des volailles ou des oiseaux domestiques dans les 4 jours suivant les manipulations. La même recommandation devra être transmise aux personnes qui ont eu contact avec les cadavres.
En résumé:
Porter des gants lors de la manipulation des cadavres (les gants en latex sont idéaux).
Mettre le cadavre dans le sac plastique étanche et imperméable en prenant soin de ne pas contaminer l’extérieur de ce sac.
Bien fermer le sac et le mettre dans un second sac.
Enlever les gants en les retournant sur eux-mêmes et les laisser dans le deuxième sac plastique qui sera alors fermé hermétiquement.
Passer l’extérieur du deuxième sac au savon ou au désinfectant.
Ne plus ouvrir le sac.
Se laver les mains, les avant-bras et les ongles avec du savon ou du désinfectant et de l’eau après avoir manipulé le cadavre et ne pas manipuler de nourriture avant cela.
Laver et désinfecter les bottes ou chaussures.
Les taches ou souillures éventuelles sur les vêtements doivent être nettoyées au savon et à l’eau. Les vêtements peuvent être nettoyés normalement.
Pour éviter toute contamination du véhicule, il est conseillé de mettre le sac sur un plastic ou dans une boîte ad hoc. Toute souillure du véhicule doit être nettoyée et désinfectée après manipulation. Retour
Comment peut-on éviter d’être contaminé par le virus de la grippe aviaire ?
Les personnes en contact étroit avec des volailles
Les personnes entrant en contact avec le virus de manière intensive (par ex. lors de l’assainissement d’exploitations contaminées ou lors d’assainissements préventifs) doivent se protéger en portant des vêtements de protection (combinaison, bottes en caoutchouc, gants, lunettes), en respectant une bonne hygiène (se laver les mains, se doucher après contact avec des volailles (potentiellement contaminées) et en prenant des précautions médicales (vaccination contre la grippe et prise d’un antiviral).
Les Voyageurs
Il est recommandé aux voyageurs faisant partie des groupes à risque et visitant un pays où sévit la grippe aviaire de se faire vacciner contre la grippe humaine avant leur départ. Dans le pays de destination, ils doivent éviter tout contact avec volailles et oiseaux et veiller à avoir une bonne hygiène. Ils ne peuvent en aucun cas rapporter des viandes, produits à base de viandes, lait et produits laitiers en UE.
Ceux qui ont trouvé un oiseau mort
La découverte d’un oiseau mort ne signifie pas forcément qu'il s'agisse de la grippe aviaire. Tout comme les autres êtres vivants, la plupart des oiseaux meurent de façon naturelle. C’est pourquoi nous vous demandons de notifier les oiseaux morts seulement s’ils :
- ont été trouvés au même endroit,
- ont été trouvés en même temps,
- appartiennent à la même espèce ou famille
et s’il s’agit au moins du nombre d’animaux suivant :
- 1 cygne
- 20 mouettes, goélands et étourneaux
- 5 animaux d’une autre espèce (par exemple des canards)
Si vous trouvez des oiseaux morts en nombre inférieur au seuil indiqué ci-dessus, prenez contact avec les services de l'environnement ou de nettoyage de votre commune pour procéder à l'enlèvement des animaux morts.
Si le nombre d'oiseaux morts trouvés est supérieur à ce nombre, vous devez contacter le call center au numéro 0800 99 777.
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L’homme peut-il être contaminé en mangeant de la viande de poulet, des oeufs ou des produits à base de poulet ou d’œuf ?
La contamination du virus de la grippe aviaire se fait par les voies respiratoires. Dans un pays contaminé, il n’est donc pas dangereux de consommer des viandes de poulet, des œufs ou des produits à base de viande de poulet ou d’œufs transformés.
Au demeurant, il est plus sage de suivre le conseil général de toujours bien cuire les viandes de poulet et de les manipuler de manière hygiénique. Cette règle ne s'applique pas seulement à la grippe aviaire, mais est nécessaire pour éviter toute sorte d'infection. Cela signifie: conservez la nourriture crue et la nourriture préparée séparément et nettoyez soigneusement tout ce qui entre en contact avec les viandes crues.
Le Comité consultatif de l’AFSCA a approuvé et publié, en 2005, une affiche précisant notamment que « Les oeufs et la viande de volaille fraîche sur le marché belge proviennent d’animaux sains». Ce qui signifie, en d’autres mots, que les œufs crus mis sur le marché belge répondent aux dispositions législatives en vigueur et peuvent donc être utilisés dans la préparation de desserts (mousse au chocolat, tiramisu,…) et de la mayonnaise.
Rappelons qu'en Belgique il n'y a pas de contamination de grippe aviaire.
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Existe-t-il un vaccin contre le virus de la grippe aviaire A –H5N1 offrant une protection à l’homme ?
Non. Le vaccin courant contre la grippe saisonnière ne protège pas contre la grippe aviaire. La grippe aviaire est en effet un virus influenza contaminant en premier lieu les oiseaux.
L’OMS a développé, en collaboration avec différents laboratoires, un vaccin humain contre la souche actuellement en circulation de l’influenza aviaire A-H5N1. Des études cliniques ont débuté afin de tester dans quelle mesure ce vaccin offre une protection. L’efficacité en tant que vaccin contre l’apparition d’une pandémie sera toutefois limitée car un vaccin efficace offrant une bonne protection ne peut en effet être fabriqué qu’au moment où le virus mute en variante contagieuse et mortelle pour l’homme, ce qui n'est actuellement pas le cas.
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Existe-t-il une médication contre le virus de la grippe aviaire?
Oui, à savoir les médicaments anti-viraux. Ceux-ci sont utilisés dans le traitement de certaines infections virales. En principe l'utilisation de moyens anti-viraux diminue la durée de la maladie, et atténue la gravité de la maladie et les complications s'ils sont administrés dans les 48h après l'apparition des premiers symptômes.
Le gouvernement a mis sur pied un plan d'action pour constituer un stock stratégique de 3 millions de traitements anti-viraux. Ces traitements seront utilisés si une personne est contaminée par le virus de la grippe aviaire. Il n'existe donc aucune raison de stocker chez soi des anti-viraux. Au contraire, le gouvernement demande à la population de laisser les médicaments à disposition des groupes considérés comme à risques.
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Dois-je prendre des précautions spéciales si je pars en voyage ?
La meilleure manière de vous protéger contre la grippe aviaire est de suivre les recommandations ci-dessous :
RECOMMANDATIONS pour vous protéger contre la grippe aviaire:
1. Éviter les zones à risque
- Évitez tout contact avec n’importe quel oiseau, et particulièrement les poules, canards ou volailles (ex. visite de fermes ou marchés avicoles)
- Évitez également tout contact avec les plumes et les déjections d’oiseaux.
2. Mesures d’hygiène
- Se laver régulièrement les mains, surtout avant de manger. L’utilisation de solutions antiseptiques et antibactériennes vendues en pharmacie est efficace pour la désinfection des mains.
- Les volailles bien cuites ne posent aucun problème. Idem pour les œufs. Le virus est en effet tué par des températures égales ou supérieures à 70°C.
- Ne pas dormir à proximité immédiate de volailles.
- Prendre conscience du fait que vos enfants courent un risque s'ils jouent à proximité de volailles : il est bon de leur rappeler les directives.
3. Mesures d'ordre médical
- Il n'y a pas de recommandation d'une vaccination systématique par le vaccin usuel contre la grippe. La vaccination anti-grippe ne protège pas contre la grippe aviaire proprement dite. Celui qui souhaite se protéger contre la grippe classique peut bien sûr le faire chez nous, à l'automne, juste avant le début de la saison de la grippe, et la vaccination des groupes à risque décrits dans l'avis du CSH est fortement conseillée. Dans la zone tropicale asiatique, les saisons grippales ne sont pas marquées, il circule un mélange de virus grippaux durant toute l'année. La vaccination contre la grippe y offre vraisemblablement un moindre degré de protection contre la grippe humaine.
- Il n'est pour l'instant pas conseillé aux habitants des pays en question, aux voyageurs et aux touristes de prendre à titre préventif des médicaments antiviraux.
Ces recommandations sont basées sur les connaissances actuelles en virologie et en épidémiologie. Elles peuvent être revues de façon régulière, et au besoin remaniées.
RECOMMANDATIONS pour les retours de voyage d'un pays touché:
Lorsque vous revenez d'un pays ou d'une région où sévit la grippe aviaire, vous ne pouvez avoir aucun contact avec des volailles dans notre pays durant 4 jours. Aussi est-il interdit de rapporter des oiseaux vivants ou des denrées alimentaires. Si vous avez été en contact avec de la volaille durant votre séjour, et si durant la semaine de votre retour vous ressentez un malaise, si vous avez de la fièvre et que vous toussez, consultez certainement votre médecin traitant.
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Y a-t-il un danger pour notre eau (eau potable et eau de surface)?
Si la grippe aviaire était constatée en Belgique, vous ne pourriez plus abreuver vos volailles au moyen d'eau de surface. Cette mesure est une mesure de précaution. Jusqu'ici, on n'a jamais constaté de contamination humaine par le virus de la grippe aviaire via l'alimentation ou la boisson. Mais on ne peut exclure la possibilité que des volailles et des oiseaux, qui sont beaucoup plus sensibles au virus, soient infectés par contact avec de l'eau contaminée.
La peur que vous puissiez être vous-même contaminé en entrant en contact avec ces eaux de surface est tout à fait injustifiée. La quantité potentielle de virus qui pourrait se trouver dans ces eaux ne suffit pas à contaminer un homme. Les humains ne sont que rarement contaminés par le virus de la grippe aviaire, et ils le sont uniquement après des contacts directs fréquents et étroits avec des animaux contaminés.
Il faut différencier l'eau de bouteille, l'eau du réseau de distribution, l'eau provenant des nappes phréatiques, l'eau de source, l'eau de pluie, par rapport à l'eau de pluie que vous recueillez vous-même et les eaux de surface.
- L'eau de bouteille et l'eau du réseau de distribution
L'eau du robinet doit satisfaire à des normes sévères, et au besoin, elle est traitée. Le processus d'épuration retient et élimine les bactéries nocives. Les virus de l'influenza ne survivent pas dans l'eau purifiée. De même, l'eau vendue en bouteilles est soumise à des normes très strictes. L'eau de distribution (du robinet) ainsi que l'eau vendue en bouteilles sont toutes deux régulièrement contrôlées et ne constituent donc une menace ni pour l'homme, ni pour ses animaux de compagnie ou ses volailles.
- Les eaux de source et les eaux venant de nappes phréatiques
Ces eaux-là n'entrent pas en contact direct avec les volailles et leurs déjections. Il est dès lors peu vraisemblable que des virus d'influenza puissent les atteindre. Pour déterminer à quelles fins on peut destiner des eaux de source ou de nappes phréatiques, on se base sur les résultats d'une analyse. Si une eau est approuvée pour servir d'eau de boisson, cette eau ne constitue une menace ni pour l'homme, ni pour ses animaux de compagnie ou ses volailles.
- Les eaux de pluie recueillies dans des conteneurs fermés
Les eaux de pluie ruisselant de votre toiture et de vos gouttières et qui sont recueillies dans un conteneur fermé peuvent théoriquement contenir des quantités de virus extrêmement minimes. Mais même si elles devaient en contenir en toute petite dose, les chances de survie de ces virus sont extrêmement faibles, si bien que les eaux de pluie directement recueillies dans un conteneur fermé ne représentent pas non plus de danger pour la propagation de la grippe aviaire. Les eaux de pluie sont impropres à la consommation et à la préparation de nourriture. L'utilisation d'eaux de pluie pour faire la vaisselle ou pour prendre un bain ou une douche ne nous semble pas indiquée pour des raisons d'hygiène générale, mais vous pouvez franchement les utiliser pour la lessive, la chasse d'eau des toilettes, pour laver l'auto et pour arroser la pelouse, les plantes et les fleurs.
- Les eaux de surface et de pluie accessibles aux oiseaux sauvages (donc non protégées ou non couvertes)
Dès qu'un cas ou qu'un foyer de grippe aviaire est signalé en Belgique, il est interdit d'abreuver les volailles détenues à titre privé et professionnel. Il est également interdit d'abreuver les oiseaux détenus en captivité avec de l'eau tirée de réservoirs d'eaux de surface accessibles aux oiseaux sauvages (donc des étangs et mares non couvertes) sauf si cette eau est traitée en vue d'une inactivation garantie d'éventuels virus. De même, les eaux de pluie recueillies dans des réservoirs ouverts peuvent entrer en contact avec la volaille. Ces mesures sont d'ordre préventif. Jusqu'ici, aucune contamination humaine par le virus de la grippe aviaire via l'alimentation ou la boisson n'a été constatée. Mais on ne peut exclure la possibilité que des volailles et des oiseaux, qui sont beaucoup plus sensibles au virus, soient infectés au contact de l'eau contaminée.
Etant donné que les eaux de surface non recouvertes sont souillées en permanence et ne sont pas épurées, les virus y ont de bien meilleures chances de survie et entraînent donc un risque sanitaire pour les oiseaux sensibles. Les eaux de surface ne présentent pas de danger pour l'homme sur le plan de la grippe aviaire. Néanmoins, nous conseillons aux gens qui souhaitent par exemple s'y baigner de ne le faire, ceci pour des raisons d'hygiène, que dans des piscines aménagées où il est clairement indiqué par les autorités compétentes que l'eau convient à cette fin.
Si on devait être confronté à une infection massive des oiseaux sauvages par le virus (ce qui n'est pas le cas actuellement), le risque potentiel des eaux de surface serait alors réexaminé.
A l'heure actuelle l'abreuvement de volailles ou d'autres oiseaux avec de l'eau provenant d'eau de surface accessible aux oiseaux sauvages (et qui n'est pas traitée contre les virus) est:
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toujours interdit pour tous les exploitants avicoles professionnels et les particuliers
Si un cas ou un foyer de grippe aviaire est identifié en Belgique l'abreuvement de volailles ou d'autres oiseaux avec de l'eau provenant d'eau de surface accessible aux oiseaux sauvages (et qui n'est pas traitée contre les virus) sera interdit tant pour les oiseaux et volailles des professionnels que des particuliers.
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