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Nouveautés

  • Cas possible H5N1 chez l'homme
  • Communiqué de presse: obligation de cloisonnement dans toute la Belgique
  • Commissariat interministériel Influenza: Etat d'avancement semaine 7
  • Commissariat interministériel Influenza: Etat d'avancement semaine 6
  • Commissariat interministériel Influenza: Etat d'avancement
  • Stock belge de Tamiflu constitué plus vite que prévu
  • Le H3N2 responsable de l’infection du journaliste russe
  • Enquête personnes turques décédées de la grippe aviaire : Transformation
    potentielle du virus de la grippe aviaire
  • La grippe aviaire en Turquie et en Asie évaluée lors d’une réunion du Comité
    européen de sécurité sanitaire (European Health Security Committee)
  • Epidémie de grippe aviaire en Turquie: La Belgique insiste sur une meilleure
    coopération au niveau européen
  • Cas humains de grippe aviaire en Turquie de l’Est
  • Projet e-learning pour les médecins et les pharmaciens
  • Le stock belge de médicaments antiviraux


    Cas possible de H5N1 chez l'homme

    L’inspection d’hygiène de Bruxelles a été contactée par la clinique Saint-Pierre pour signaler qu’un patient a été hospitalisé, ayant des symptômes de grippe et ayant eu des contacts avec des volailles dans un pays touché par la grippe. Le patient se sent malade, présente des douleurs musculaires, de la toux, ainsi qu’une température corporelle de plus de 39°C. Vu que le patient revient tout juste d’une visite en Chine, où il/elle a traversé la campagne touchée par la grippe aviaire dans la population animale, suffisamment de raisons sont rassemblées pour analyser si le patient est atteint du virus H5N1. Toutefois, vu que le patient n’est pas en détresse respiratoire, les chances de contamination par le virus H5N1 sont estimées faibles.

    L’Institut Scientifique de Santé publique analysera les échantillons de laboratoire récoltés par la clinique Saint-Pierre. Les premiers résultats provisoires seront communiqués en fin de soirée. Les contacts étroits du patient ont déjà été trouvés.

    A 16:30, les différentes instances des autorités belges se réunissent pour discuter de ce cas possible. Un communiqué de presse sera publié par le Commissariat interministériel Influenza si de plus amples informations sont disponibles.

    Pour de plus amples informations, consultez aussi notre rubrique Communiqués de presse

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    Communiqué de presse: obligation de cloisonnement dans toute la Belgique

    Ce lundi 20 février à 12 heures, le Comité scientifique du Commissariat Influenza s’est réuni pour informer le Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique Rudy Demotte et le Commissaire interministériel Piet Vanthemsche du planning des mesures belges relatives à la grippe aviaire dans notre pays.

    Le comité scientifique Influenza a unanimement conseillé aux autorités de maintenir l’approche basée sur la délimitation des zones naturelles sensibles et sur les périodes de migrations des oiseaux sauvages. En effet, les cas constatés sur des oiseaux sauvages en Allemagne et en France démontrent que le virus se disperse grâce à cette faune à travers l’Europe. Il est donc très probable que notre pays soit confronté à de tels cas dans le futur. Les mesures préventives qui ont été soutenues par le Comité scientifique consistent en une réduction du risque de transmission du virus aux volailles domestiques.

    Sur la base de cet avis, le Ministre Demotte a décidé de maintenir l’approche existante avec, néanmoins, une nuance importante. Etant donné l’évolution prévue et puisqu’on ne peut exclure le risque de propagation hors des zones naturelles sensibles, l’obligation de confinement et de cloisonnement imposée aux détenteurs de volailles à partir du 1er mars sera étendue à l’ensemble du territoire et non limité aux zones naturelles sensibles.

    Il est d’ores et déjà conseillé à chacun de séparer par une cloison la volaille des oiseaux sauvages, voire de les enfermer et de veiller à ce que les volailles et autres oiseaux soient nourris et abreuvés à l’intérieur, ceci afin d’éviter d’attirer les oiseaux sauvages. A dater du 1er mars, ces mesures auront un caractère obligatoire dans tout le pays.

    Il a également été débattu des avantages et désavantages de la vaccination des oiseaux en Belgique. La vaccination est une stratégie qui peut être retenue lors de la lutte contre la grippe aviaire en Belgique.

    Le Comité était plutôt d’avis que cette stratégie ne pouvait être retenue qu’en cas d’endémie de grippe aviaire : cela signifie que le virus demeure largement présent et pour une plus longue période au sein de la volaille et des autres oiseaux.

    Mais vacciner entraîne aussi des inconvénients. Vacciner des oiseaux est une entreprise ardue et qui peut masquer la maladie.

    Les oiseaux vaccinés ne contracteraient vraisemblablement pas la maladie, mais pourraient héberger et propager le virus. Quand les oiseaux sont vaccinés ils le sont suivant un plan de vaccination approuvé par l’Europe, les oiseaux vaccinés devant être étroitement suivis et des restrictions au niveau du commerce des produits issus d’oiseaux vaccinés étant imposées.

    Le Comité scientifique est d’avis que la décision d’une vaccination plus étendue doit être prise dans un contexte européen et insiste pour une discussion approfondie à ce sujet au niveau européen.

    La grippe aviaire ne tient pas compte des frontières. C’est pourquoi la Belgique insiste pour une meilleure collaboration entre les Etats membres afin d’arriver à une approche cohérente, rassurant citoyens et partenaires commerciaux.

    Pour rappel: la grippe aviaire est une maladie animale qui est principalement dangereuse pour les oiseaux et particulièrement pour les grandes espèces telles que canards, oies, cygnes…Les personnes contaminées par la grippe aviaire ne l’ont été qu’après un contact très étroit avec de la volaille contaminée.

    Un foyer de grippe aviaire dans notre pays serait principalement un problème vétérinaire.

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    Commissariat interministériel Influenza: Etat d'avancement semaine 7

    Le Commissariat interministériel Influenza a traduit en collaboration avec le Ministère Néerlandais de la Santé publique, du Bien-être et du Sport le « Manuel pour Journalistes » qui avait été rédigé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). La version francophone a été fournie par l’OMS. Les deux versions sont disponibles sur le site internet www.influenza.be, sous les rubriques « publications » et « professionnels ». Ce manuel fournit de plus amples informations aux journalistes sur le virus de la grippe, sur la grippe aviaire et explique pourquoi on parle d’un risque de pandémie de grippe. Si le monde était confronté à l’émergence d’un nouveau virus de grippe, une bonne diffusion de l’information tant vers les différents groupes cible que vers le grand public serait primordiale pour gérer au mieux la situation. La presse joue un rôle important pour veiller avec nous à ce que tout le monde soit et reste bien informé. C’est dans cette optique que le Commissariat interministériel Influenza a élaboré une brochure contenant de plus amples informations sur l’approche belge.

    Mercredi, l’Organisation mondiale pour la santé animale (OIE) a communiqué que la grippe aviaire avait été constatée au Nigeria en Afrique. C’est la première fois que le virus de la grippe aviaire est mis en évidence sur le continent africain. Le Nigeria a immédiatement commencé l’abattage des animaux malades. Les pays limitrophes sont encouragés à accroître leur vigilance. Il est important d’intervenir rapidement lorsqu’un foyer de grippe aviaire est découvert. L’approche à la source qui a été convenue au niveau international est la meilleure stratégie pour limiter autant que possible la propagation du virus de la grippe aviaire parmi la population d’oiseaux.

    La Commission européenne a également annoncé qu’un laboratoire en Grèce a constaté la présence du virus H5 dans des échantillons provenant de trois cygnes trouvés morts dans les régions de Thessaloniki et de Pieria. Le laboratoire de référence européen à Weybridge en Angleterre évaluera si les cygnes sont morts à cause du virus de la grippe aviaire (H5N1), qui est dangereux pour l’homme. Les autorités grecques prendront, en collaboration avec les la commission européenne, un certain nombre de mesures préventives, afin de contrer la propagation du virus de la grippe aviaire.

    Afin de mieux suivre la problématique de la grippe aviaire, le commissariat interministériel Influenza a préparé deux nouvelles rubriques sur le site web www.influenza.be Dans la rubrique “pays touchés”, les visiteurs peuvent rapidement trouver un aperçu des pays où le virus H5N1 a été observé en 2005 et 2006. Cet aperçu est important pour les voyageurs voulant rapidement savoir si la grippe aviaire est présente dans leur pays de destination ainsi que pour les médecins dans le cadre de la procédure : “suspicion de A/H5N1 chez l’homme”. Une autre rubrique donne un aperçu des victimes humaines du virus de la grippe aviaire. On fait une distinction entre les chiffres communiqués par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et ceux publiés par les autorités sanitaires du pays touché. L’OMS ne communique ses résultats qu’après confirmation par les laboratoires qu’elle a elle-même agréés. Cette procédure entraîne un certain retard mais fournit les informations les plus sûres. Enfin, le site internet a été traduit en allemand en collaboration avec la Communauté germanophone.

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    Commissariat interministériel Influenza: Etat d'avancement semaine 6

    L’Institut Scientifique de la Santé publique (ISP) a fait une analyse scientifique du samedi 13 janvier 2006, c’est-à-dire le jour où la Belgique a été confrontée pour la première fois à une infection humaine potentielle au virus H5N1. Dans la soirée du vendredi 13 janvier 2006, un journaliste russe qui habite à Uccle en Région Bruxelloise s’est présenté à l’hôpital présentant des symptômes grippaux. Il rentrait la veille d’un voyage dans l’Est de la Turquie, région où la grippe aviaire avait été détectée. La personne s’était rendue sur place dans un hôpital et des fermes. Les symptômes que le patient présentait lors de son arrivée à l’hôpital étaient une toux et une température élevée. Puisque ces symptômes étaient combinés avec un séjour dans une région contaminée et un contact probable avec des volatiles, l’hôpital a décidé de suivre la procédure établie par le Commissariat interministériel Influenza. L’ISP a évalué l’approche mise en œuvre par la Belgique. Il émet certains conseils d’amélioration. Le texte peut être consulté en version anglaise via le lien: http://www.eurosurveillance.org/ew/2006/060126.asp#2

    Le Commissariat interministériel a contacté, en collaboration avec le call center, tous les cercles de médecins généralistes, afin de les encourager à diffuser vers leurs membres l’info sur la procédure: “Suspicion de H5N1 chez l’homme”. 152 cercles ont été contactés. De façon générale, le feedback était positif, mais certains cercles ont estimé que ce n’était pas à eux de passer l’information à leurs membres. Cependant, le call center a pu les convaincre de la nécessité de diffuser à leur tour la procédure et la lettre d’information. 3 cercles ont refusé de collaborer. Les médecins et le personnel des services de santé jouent un rôle important dans l’approche adéquate d’une éventuelle pandémie. C’est pourquoi il est indispensable qu’ils soient parfaitement au courant de toutes les procédures et toutes les conventions ayant trait à cette problématique. Pour pouvoir mieux atteindre ces personnes, le Commissariat interministériel Influenza a mis à leur disposition un projet de e-learning sur le site internet www.influenza.be. D’autre part, on vise aussi à mettre en place des liens de coopération avec certaines autres organisations et avec la presse spécialisée (p.ex. les cercles de médecins généralistes, les groupes GLQ, les associations scientifique, Le Généraliste et Le Journal du Médecin, …

    La semaine passée, Saniport a mis au point, en collaboration avec Biac, la procédure pour les exploitants d’aéroports et les compagnies de navigation aérienne, pour le cas où l’on soupçonne un passager d’être infecté par le virus H5N1. Cette procédure sera adaptée en fonction de la situation dans les autres aéroports pour y être lancée également.

    Une nouvelle page a été ajoutée au site internet qui donne le suivi des victimes humaines de la grippe aviaire. Sur la page d’accueil, on peut cliquer à gauche sur la rubrique « cas humains ». Ne sont ajoutés à ce tableau que les cas d’infection confirmés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Les infections rapportées par les autorités du pays concerné sont bien mentionnées, mais non reprises dans le total.

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    Commissariat interministériel Influenza: Etat d'avancement

    Le 18 janvier, il a été officiellement communiqué au Commissariat interministériel Influenza que le stock de Tamiflu sera livré plus tôt que prévu. Cela signifie que l’objectif belge de prévoir un degré de couverture de 30% de la population sera atteint fin 2006, c’est-à-dire 3 mois plus tôt que prévu. Dans le cadre de la prévention et de la lutte contre une éventuelle pandémie de grippe, les autorités belges constituent un stock d’antiviraux. Ce stock se compose d’Oseltamivir (matière première + Tamiflu®) et de Zanamivir (Relenza®).

    Cette semaine, une réunion avec Saniport et les services de santé du service public fédéral Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement a également été organisée. La conclusion principale en est qu’il faut travailler de façon accélérée à l’élaboration d’une procédure pour le cas où une compagnie aérienne soupçonnerait un passager d’être contaminé par le virus de la grippe aviaire H5N1. Cette procédure est élaborée en collaboration avec les exploitants d’aéroports qui passent des accords avec les compagnies aériennes.

    Le Commissariat interministériel Influenza insistera également au niveau européen pour que des accords soient faits avec les compagnies aériennes, afin d’informer de façon uniforme les passagers de leurs vols sur les mesures en vigueur pour les voyageurs à destination des pays touchés.

    Enfin, il semble également qu’un problème se pose pour l’obtention des listes de passagers, à cause de la protection de la vie privée. Le Commissariat interministériel Influenza analyse la législation belge et internationale pour savoir comment les listes des passagers d’un vol peuvent être mises à disposition du commissariat pour que les passagers ayant voyagé dans le même avion qu’un passager potentiellement contaminé puissent être informées.

    Le Commissaire interministériel a également discuté avec le Ministre des Affaires étrangères ainsi qu’avec la cellule gouvernementale de coordination et de crise (CGCCR), afin de commencer l’organisation de l’exercice belge à grande échelle, qui testera les procédures du scénario national Pandémie. La communication jouera, elle aussi, un rôle important dans cet exercice.

    Lors de la conférence internationale de dons à Pékin, la Belgique a attribué un montant symbolique de 100.000 euros, prélevés du portefeuille de la Santé publique, aux pays du tiers monde ayant besoin d’un soutien complémentaire. La Belgique négocie en outre avec la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations) pour sponsoriser un projet en Afrique centrale qui contribuera à une surveillance accrue en matière d’influenza aviaire. Ce projet est conforme à la volonté de la communauté internationale d’aborder la problématique de la grippe aviaire à sa source. Si un foyer se déclare quelque part, une action directe peut endiguer la propagation ultérieure le plus efficacement possible et les contaminations potentielles de l’animal à l’homme peuvent être limitées.

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    Stock belge de Tamiflu constitué plus vite que prévu

    Ce mercredi 18 janvier, il a été communiqué officiellement au Commissariat interministériel Influenza que le stock de Tamiflu sera livré plus tôt que prévu. Cela signifie que le but belge de parvenir à un degré prévu de couverture de 30% de la population sera atteint fin 2006, c’est-à-dire 3 mois plus tôt que planifié. Dans le cadre de la prévention et de la lutte contre une éventuelle pandémie, les autorités belges ont établi un stock de médicaments antiviraux. Ce stock comprend l’Oseltamivir (matière première + Tamiflu) et le Zanamivir (Relenza®).

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    Le H3N2 responsable de l’infection du journaliste russe

    L’Institut scientifique de Santé publique confirme que le journaliste russe admis vendredi 13/01/2006 en soirée dans un hôpital bruxellois a été infecté par la forme H3N2 du virus de la grippe, une souche saisonnière habituelle. Aussitôt guérie, cette personne pourra quitter normalement l’hôpital.

    C’est la première fois qu’une telle procédure est mise en place suite à la découverte d’un cas suspect de grippe aviaire en Belgique. Toutes les parties concernées furent averties de manière rapide et selon les procédures établies. Chaque intervenant est ainsi convaincu que les procédures prévues ont prouvé leur efficacité.

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    Enquête personnes turques décédées de la grippe aviaire : Transformation potentielle du virus de la grippe aviaire

    Les premières analyses du virus de la grippe aviaire H5N1 des suites duquel 2 enfants turcs sont décédés début janvier indiqueraient que la protéine H, qui permet au virus de s’attacher aux cellules respiratoires humaines, a subi des modifications chez l’un des deux enfants. Ce changement du virus a déjà été constaté dans des virus isolés d’un petit foyer survenu à Hong Kong en 2003 (2 contaminations dont une mortelle) et d’un foyer survenu au Vietnam en 2005. Une enquête a démontré que le virus qui circula à Hong Kong s’attachait mieux aux cellules réceptrices humaines. Les chercheurs du laboratoire Mill Hill du Royaume Uni pensent que le virus de la grippe aviaire isolé en Turquie présente les mêmes caractéristiques.

    Le changement du virus H5N1 pourrait expliquer pourquoi il y a tant de notifications de cas de contamination en Turquie mais que le nombre de cas de décès est inférieur à celui des autres pays. En outre, il s’avère cette fois que des personnes aient été contaminées par le virus de la grippe aviaire sans en être véritablement malades. On ne peut pour le moment pas encore établir si cette transformation du virus lui permettra finalement de se propager d’homme à homme. La transformation du virus faciliterait uniquement, en comparaison avec le passé, la transmission de ce dernier de l’animal à l’homme . L’OMS aussi met l’accent sur le fait qu’il existe actuellement trop peu de données pour tirer des conclusions définitives.

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    La grippe aviaire en Turquie et en Asie évaluée lors d’une réunion du Comité européen de sécurité sanitaire (European Health Security Committee)

    Aujourd’hui, jeudi 12 janvier, a eu lieu à Luxembourg une réunion de coordination du Comité de sécurité sanitaire. Au sein de ce comité, les services des Etats membres qui sont compétents pour la prévention et la lutte contre la grippe humaine ont été représentés. La Commission y a également invité les coordinateurs nationaux pour la grippe. Pour la Belgique, le Commissaire interministériel Influenza (Piet Vanthemsche) et le responsable du SPF Santé publique (Daniel Reynders) ont participé à cette réunion au cours de laquelle a été discuté de la situation en ce qui concerne la propagation du virus de la grippe aviaire (a/H5N1) en Turquie et dans les autres régions atteintes, aussi bien chez les volailles que chez les humains.

    Les participants au Comité de sécurité sanitaire ont reçu le feedback de la mission extraordinaire de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et des FAO/OIE (Food and Agricultural Organisation / Office international des Epizooties) en vue d’évaluer la situation en Turquie en accordant une attention particulière à la transmission du virus à l’homme. La délégation turque y a également fourni certaines explications.

    On peut affirmer, en guise de conclusion, que la peste aviaire est fortement répandue parmi les volailles en Turquie. Un premier cas a été observé en octobre 2005, provoqué probablement par des oiseaux migrateurs, notamment dans des « back yard flocks », c’est-à-dire des volailles détenues par les personnes privées. Dans les cas observés jusqu’ici chez les humains (au nombre de 15), il y avait toujours eu des contacts avec des volailles infectées. En ce moment, 159 personnes sont en observation en Turquie. Elles sont toutes suivies de près et on essaie d’établir au moyen d’analyses en laboratoire s’il s’agit vraiment d’infections d’influenza par le virus A/H5N1. Dans les semaines à venir, l’ampleur réelle de la propagation réelle de la grippe chez les humains en Turquie se précisera. Une transmission interhumaine n’a pas été observée et le virus est le même que celui détecté en Asie. Tous les Etats membres reconnaissent les efforts fournis par les autorités turques pour gérer au mieux la situation.

    De plus, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) envoie des équipes dans les pays voisins de la Turquie (Roumanie, Ukraine, Arménie, Syrie, Iran, Irak), afin d’y suivre la situation. Jusqu’à présent, aucune infection humaine n’y a été constatée. L’OMS stimule ces pays, afin qu’ils intensifient leurs systèmes de surveillance et leurs activités de contrôle et afin d’assurer un bon échange d’informations.

    D’autre part, les Etats membres ont saisi cette occasion pour examiner si les mesures de sécurité en place suffisent à gérer la situation. La délégation belge a fortement insisté sur une collaboration coordonnée impliquant la prise de décisions en commun et sur la base des avis scientifiques de l’ECDC et de l’OMS. Tous les participants à la réunion ont été d’accord pour dire que les conseils donnés actuellement aux voyageurs sont suffisants : les personnes qui se rendent dans les pays où l’A/H5N1 a été décelé, doivent prendre certaines mesures de précaution (éviter le contact avec les volailles, ne consommer que des produits de volailles bien cuits, respecter une bonne hygiène de base), il peuvent également consulter le site www.influenza.be. Le représentant du Royaume-Uni a affirmé explicitement que son pays n’a pas non plus déconseillé les voyages. Il y a aussi eu un échange des points de vue concernant une stratégie coordonnée pour ce qui concerne les informations fournies aux voyageurs dans les aéroports, mais des conclusions formelles n’ont pas été formulées à ce sujet. Toutefois, tous les participants ont confirmé le besoin d’une concertation et d’une coordination plus régulières au niveau européen.

    Pour rappel

    A l’heure actuelle, 15 infections humaines au virus a/H5N1 ont été confirmées en Turquie. Un nombre plus élevé de personnes ont été hospitalisées et ces patients présentent certains symptômes, mais il n’est pas certain qu’il s’agit effectivement de porteurs du virus de la grippe aviaire. Il est certain qu’au total, 2, éventuellement 3 enfants sont morts du virus de la grippe aviaire. La preuve qu’il s’agirait ici d’une transmission interhumaine n’a pas été apportée.

    Le lundi 9 janvier, la Commission européenne a pris certaines mesures en vue d’éviter la propagation du virus de la grippe aviaire en direction de l’Europe. Elle a décidé d’interdire les exportations de plumes non traitées en provenance de certains pays voisins de la Turquie (Arménie, Géorgie, Syrie, Iran, Irak et Azerbaïdjan). L’exportation de volailles et de produits de volailles vers l’UE en provenance de ces pays avait déjà été interdite. La Commission a aussi insisté sur une surveillance plus intensive de la population d’oiseaux.

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    Epidémie de grippe aviaire en Turquie: La Belgique insiste sur une meilleure coopération au niveau européen

    Le H5N1 chez les volailles

    Apparemment, le virus de la grippe aviaire s’est propagé de façon générale en Turquie. Plusieurs foyers de grippe aviaire ont été décelés, aussi bien dans la partie orientale que dans la partie occidentale du pays. Le fait qu’il s’agit dans tous ces cas du virus H5N1 agressif n’a pas encore été confirmé, mais il est très probable.

    Le H5N1 chez les hommes

    La Belgique évalue de façon permanente l’évolution du virus en Turquie. En ce moment, un groupe d’experts à été envoyé sur place par l’Organisation mondiale de la Santé et la Commission européenne, ayant pour tâche d’évaluer la situation. Pour l’instant, il n’y a pas d’indications que le comportement du virus en Turquie serait différent du comportement du virus dans la partie sud-est de l’Asie (pas de transmission entre humains). Une évaluation permanente reste nécessaire afin de décider si les mesures en place doivent être modifiées ou non.

    Le commissariat interministériel Influenza a organisé ce jour une réunion avec plusieurs experts scientifiques pour discuter la situation en Turquie ainsi que l’évolution de la grippe aviaire en général. Une réunion générale avec tous les services publics concernés a eu lieu l’après-midi au cours de laquelle les dispositions à prendre tant au niveau national qu’international ont été discutées. Les mesures en place sont maintenues provisoirement (conseils à l’attention des voyageurs, …).

    Suite à une réunion d'experts vétérinaires, il a été décidé aujourd'hui d'interdire l'exportation de plumes non traitées à partir de plusieurs pays voisins de la Turquie (l'exportation de volaille et de produits de volaille depuis ces pays vers l' EU étaient déjà interdites). A la demande de la Belgique entre autres, la Commission européenne organisera dans le courant de cette semaine une concertation avec les experts en épidémiologie humaine de tous les Etats Membres européens pour pouvoir évaluer d'une façon coordonnée les mesures existantes et apporter le cas échéant des corrections.

    Cas humains de grippe aviaire en Turquie de l'est

    Des informations incomplètes et parfois contradictoires font mention des premiers cas humains de grippe aviaire en Turquie. Une mission spéciale de l’OMS et du ECDC est partie pour enquêter sur place.

    Il est fait mention par le gouvernement d’Ankara de quatre enfants malades dans le village de Dogubayazit tout près de la frontière iranienne. Le virus influenza A/H5 a été confirmé chez ces enfants malades et des échantillons ont été envoyés en Angleterre pour affiner le diagnostic. Un garçon de 14 ans est décédé le 1er janvier et sa sœur de 16 ans est décédée le 5 janvier. Il n’y a pas d’information particulière sur les autres cas supplémentaires évoqués qui faisaient partie de la même famille des adolescents décédés. Bien qu’aucun épisode de grippe aviaire n’ait été mentionné dans le village, il semble que ces personnes aient eu soit un contact direct avec des animaux malades, soient auraient mangé ces animaux contaminés. Il s’agit donc d’une situation similaire à celle observée en Asie et il n’y a pas d’indication pour le moment d’une transmission inter-humaine.

    Actuellement , il n’y a pas de restrictions pour les voyageurs. Les règles d’hygiène culinaire et d’hygiène des mains recommandées pour les pays concernés restent évidemment valables. Les recommandations pour les voyageurs sont publiées sur le site web Influenza : www.influenza.be

    Pour rappel : The Food and Agriculture Organization (FAO - www.fao.org) a rédigé une liste de 5 bonnes pratiques d’hygiène.
    Bonnes pratiques d’hygiène recommandées pour réduire l’exposition au virus H5N1 dans les zones touchées par des foyers de grippe aviaire chez les volailles.

    1. Aucun oiseau provenant de volées touchées par la maladie ne devrait entrer dans la chaîne alimentaire.

    2. S'abstenir de consommer des morceaux de volaille, du sang ou des œufs crus dans les zones touchées par des flambées ou en provenant.

    3. Séparer la viande crue des aliments cuits ou prêts à consommer pour éviter la contamination. Ne pas utiliser la même planche à hacher ou le même couteau. Ne pas manipuler des aliments crus, puis des aliments cuits sans se laver les mains entre temps, et ne pas remettre la viande cuite dans la même assiette ou sur la même surface qu'avant la cuisson. Ne pas utiliser d’œufs crus ou mi-cuits dans des préparations alimentaires qui ne subiront pas de traitement thermique ou de cuisson.

    4. Garder les mains propres. Après avoir manipulé du poulet ou des œufs congelés ou décongelés, se laver soigneusement les mains avec du savon. Laver et désinfecter toutes les surfaces et ustensiles ayant été en contact avec la viande crue.

    5. Procéder à une cuisson complète de la viande de volaille qui inactive le virus. S'assurer que la viande de volaille atteint une température de 70°C au centre du produit (“température de la braise”) ou qu'aucune partie de la viande n'est rose. Les jaunes d’œufs ne doivent être ni crémeux ni liquides.

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    Projet e-learning pour les médecins et les pharmaciens

    A partir d’aujourd’hui, vendredi 23 décembre 2005, une session de formation online pour les médecins et les pharmaciens est consultable sur internet. Tout le monde peut consulter cette session de formation lorsqu’il le souhaite.

    L’objet de cette formation est de donner aux médecins et aux pharmaciens une information adéquate sur la grippe saisonnière et sur les cas humains éventuels de grippe aviaire.

    La session, qui dure environ 60 minutes, se compose de trois grandes parties. La première partie traite en détail de la grippe hivernale et de ses conséquences pour les services sanitaires belges. La deuxième partie se penche sur l’emploi des médicaments antiviraux et des vaccins. La troisième partie, elle, décrit la procédure à appliquer lorsque un cas humain suspect de grippe aviaire se présente.

    La session de formation se trouve dans la rubrique « Professionnels » de notre site. Vous y trouverez également les instructions que les médecins doivent suivre lors d’une suspicion de cas humain de grippe aviaire.

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    Le stock belge de médicaments antiviraux


    Dans le cadre de la prévention et de la lutte contre une éventuelle pandémie grippale, les autorités belges constituent un stock de médicaments antiviraux. Ce stock se compose d’Oseltamivir (matière première + Tamiflu®) et de zanamivir (Relenza®). Les médias ont demandé à plusieurs reprises de pouvoir réaliser des images de ce stock. C’est pour satisfaire cette demande que le Commissariat interministériel Influenza a décidé de réaliser lui-même un montage et de prendre des photos du stock de Tamiflu, et de mettre ce matériel à la disposition de la presse.

    Dans l’avis de juillet 2004 du Conseil supérieur d’Hygiène, il est recommandé que les autorités belges constituent progressivement un stock de médicaments antiviraux suffisant pour traiter 30 % de la population.

    Un premier stock de 57.000 doses prêtes à l’emploi et de 370.000 doses sous forme de matières premières a déjà été constitué. Le but est de disposer de façon progressive, depuis maintenant jusqu’au premier trimestre de 2007, d’un stock stratégique de 3.000.000 de doses de médicaments antiviraux, dont 750.000 doses prêtes à l’emploi et 2.250.000 doses sous la forme de matières premières. Ces médicaments antiviraux ont déjà été commandés, mais l’industrie ne peut les livrer que par tranches.

    Pour rappel : un médicament antiviral est une médication pour le traitement de certaines infections virales. Ils peuvent jouer un rôle dans le traitement d’une grippe pandémique. On s’attend à ce que l’utilisation de médicaments antiviraux raccourcisse la durée de la maladie, atténue les symptômes et réduise les complications et la gravité de la maladie. Ils peuvent également être utilisés pour prévenir l’infection, principalement dans la période initiale d’une pandémie grippale.

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    Avec nos remerciements à Intervet pour la mise à disposition du nom de domaine Influenza.

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